Patrick Zimmerli « Messages »
avec Thomas Enhco

& Quatuor Morphing

Première mondiale
entre écriture contemporaine et jazz avec un pianiste surdoué

Nourri à l’école contemporaine américaine (Milton Babbitt, Elliott Carter, Steve Reich),  reconnu aux Etats-Unis où il reçut de nombreuses récompenses et commandes, Patrick Zimmerli développe une œuvre à la lisière du jazz et du classique, dont témoignent notamment ses prestigieuses collaborations avec Brad Mehldau (Modern Music, en 2011) ou Joshua Redman (Walking Shadows, 2013). Saxophoniste lui-même, auteur de plusieurs disques, Zimmerli est l’un des rares musiciens à développer son talent ainsi, à la croisée de ces deux mondes. « Messages » est une nouvelle pièce de sa composition conçue sur mesure pour phénoménal pianiste Thomas Enhco en trio, associé au Quatuor Morphing, quatuor de saxophones classique réputé. Une œuvre lauréate du prestigieux dispositif French-American Jazz Exchange, dont la première s’annonce comme un événement.

Avec : 

  • Patrick Zimmerli : saxophone ténor, direction

  • Thomas Enhco : piano (musiciens du trio à confirmer)

  • Et le Quatuor Morphing

Édito

Construire une programmation est une responsabilité au regard des innombrables musiciens qui ont fait le choix de s’engager dans une carrière artistique. Qui retenir ? Qui sélectionner dans un champ aussi vaste que celui du jazz, face à une telle profusion ? Tout d’abord, tenter d’offrir un échantillon de talents remarquables, dans toutes les directions que le jazz peut prendre de nos jours, en France comme ailleurs, de ceux qui sont fidèles à une vision respectueuse de sa tradition jusqu’à ceux qui l’empruntent pour mieux tenter d’en élargir le périmètre esthétique. On en trouvera un éventail représentatif parmi les artistes qui prennent part à cette nouvelle saison de Sorano Jazz. Ensuite, s’accorder sur un dénominateur commun : celui de faire entendre une voix originale, quelqu’un qui sache, sur son instrument, développer un discours personnel, quelle que soit sa démarche esthétique. Car au fond, dans le jazz — et c’est une de ses grandes lignes de force de sa modernité — peu importe que la forme soit savante ou simple, que le propos soit avant-gardiste ou classique, ce qui réunit musicien et spectateur est avant tout une forme de sincérité et d’authenticité du geste créatif. Une singularité qui ne s’explique pas nécessairement mais qui, par la combinaison d’une invention et d’une expression, nous donne la conviction d’être face à un artiste qui a la capacité de nous faire entendre quelque chose de différent, d’intègre, de profond et d’émouvant. Pas un des musiciens programmés cette année n’échappe à cette règle ; c’est du moins ma conviction. Que vous la partagiez à l’issue de cette nouvelle série serait la plus belle des récompenses.

Vincent Bessières

En partenariat avec